TROIS ENTREPRISES DU SUD-OUEST ENGAGÉES POUR LA SANTÉ ET LE BIEN-ÊTRE DES SALARIES OBTIENNENT LE PRIX REGIONAL « SANTE ENTREPRENEURS 2020 »

Le 24 février 2021 – Alors que la crise sanitaire a accéléré la nécessité pour les entreprises de s’engager sur les sujets de santé et de bien-être en entreprise, Harmonie Mutuelle maintient plus que jamais le Prix Santé
Entrepreneurs, qui valorise et récompense les actions à l’initiative d’entrepreneurs qui participent à améliorer leur propre santé, celle de leurs salariés ou plus globalement, leur environnement. Après deux phases de
votes, 3 entreprises sont récompensées cette année au niveau régional. Il s’agit de LIBU (1er prix) spécialiste des éclairages innovants pour le milieu professionnel à Talence (33), de Muriel LIMONET (2ème prix), indépendante basée dans le Tarn-et-Garonne qui met en place des ateliers ludiques, d’écriture, de création de livre d’artiste et d’arts graphiques destinés aux séniors, valides ou non, retraités ou pas, en EHPAD ou pas,
et l’entreprise iODGi (3ème prix), implantée à Toulouse, et qui développe un séparateur de graisse destiné aux métiers de bouche et aux particuliers possédant une maison individuelle.

UN PRIX ENTREPRENEURS RÉINVENTÉ À L’AUNE DE LA CRISE

Harmonie Mutuelle est, au sein du Groupe VYV, la mutuelle des entreprises et des entrepreneurs. Ces derniers représentent 150 000 adhérents en complémentaire santé. Convaincu qu’intégrer la santé et le bien-être dans une démarche globale de performance est une condition sine qua non de la réussite entrepreneuriale, Harmonie Mutuelle récompense les plus beaux projets en la matière au travers d’un Prix. Cette année, le « Prix Santé Pro » a été rebaptisé « Prix Santé Entrepreneurs ».

En effet, la commission Harmonie Mutuelle Entrepreneurs, constituée d’adhérents élus entrepreneurs*, a souhaité dynamiser et revaloriser le dispositif au regard du contexte sanitaire et économique inédit. Avec une amélioration de la dotation globale des prix s’élevant désormais à 28 000€, le dispositif intègre la notion de solidarité pendant la période Covid ou post-Covid. Les actions récompensées pouvaient être achevées ou en cours d’exécution et devaient améliorer :

  • La santé, le bien être du chef(fe) d’entreprise
  • la santé, le bien-être de sessalariés
  • la santé, le bien-être de ses clients
  • la santé, le bien-être de son environnement au senslarge
  • la santé, par une action remarquable menée pendant la période Covid ou post-Covid vers des entrepreneurs, notion de solidarités

Un dispositif dont Catherine Pradère, Directrice Exécutive Grand Sud se félicite : « Le contexte de crise que nous traversons révèle encore plus l’importance de prendre soin de la vie des entrepreneurs engagés dans le
développement du capital humain en entreprise. Par ce prix, nous valorisons et récompensons des entrepreneurs ayant entrepris une action remarquable pour favoriser la santé ou le bien-être en entreprise. Cela illustre très concrètement l’identité singulière d’Harmonie Mutuelle et son propre engagement auprès de ses adhérents et de ses clients entrepreneurs et entreprises

2ème prix : Muriel MOLINET basée dans le Tarn-et-Garonne, Occitanie

« Très surprise d’avoir reçu ce prix parmi tous les projets. Malgré le contexte actuel, je mets en place des ateliers en digital, je m’adapte à cette situation pour faire évoluer mon projet (fabrication de livres, découvertes graphiques…) tout en gardant le lien par téléphone ou par mail » confiait Muriel Limonet le 16 décembre dernier lors de la remise en prix à
l’agence montalbanaise.

De gauche à droite : Sébastien BOUYSSET conseiller réseau entrepreneur Harmonie Mutuelle, Roland STURMEL Président Région Harmonie Mutuelle sud-ouest, Muriel LIMONET et Patrice PIEULHET président du territoire Tarn-et-Garonne / Lot.

Depuis 2017, Muriel Limonet met en place des ateliers ludiques, d’écriture, de création de livre d’artiste et d’arts graphiques destinés aux séniors, valides ou non, retraités ou pas, en EHPAD ou pas.
Ses objectifs : rompre l’isolement et la solitude, en milieu rural, par les rencontres et les échanges tout en permettant au public de maintenir et développer ses facultés cognitives (mémoire, dialogue, concentration, imagination, créativité…). Elle souhaite aussi favoriser le lien social, la mobilité, l’indépendance, et le plaisir.
« Avec le soutien d’une association locale « Mosaïque en val » (prêt du local, participation aux frais…), j’ai mis en place différents ateliers : 4 ateliers mensuels en accès « libre » pour adultes indépendants vivants chez eux, et 2 ateliers en EHPAD.
Les participants de mes ateliers exposent leurs créations aux côtés des artistes du « Festival du livre d’artiste », organisé par Mosaïque en val. Nous organisons aussi des rencontres intergénérationnelles avec des élèves des écoles élémentaires : lecture et présentation des livres, goûter.
»
Au total, une trentaine de seniors, de 63 à 104 ans, participe chaque année aux ateliers, de tous horizons : anciens commerçants, agriculteurs, enseignants, ouvriers, employés de bureau, comptables… Plusieurs livres sur différents thèmes ont été réalisés et les ateliers vont être remis en place en 2021, car ils apportent joie et plaisir en ces périodes d’isolement encore plus ressenti.

3ème prix : iODGi basée à Toulouse, Occitanie

« Très satisfaite d’avoir reçu ce prix. Cela va me permettre de développer mon activité sur les cibles des restaurateurs et particuliers ayant des maisons individuelles. Pour l’instant et vu le contexte, je me concentre sur l’amélioration de mon site Internet vers un site e-commerce. Je vais par la suite démarcher les cantines et gros restaurateurs de plus de 500 couverts. » expliquait Patricia Belaich à l’origine de ce projet le 19 janvier dernier lors de la reprise de son prix à Toulouse.

De gauche à droite : Sarah OLIVER, conseillère réseau Entrepreneur, Patricia BELAICH, Roland STURMEL Président Région Harmonie Mutuelle sud-uuest, Jean-Michel
GUEBLE président du territoire de la Haute-Garonne et Elisabeth ROSSI.

L’entreprise développe un séparateur de graisse destiné aux métiers de bouche et aux particuliers possédant une maison individuelle. Le but est de démocratiser la collecte de graisse afin de limiter son passage dans le réseaux d’assainissement. Car des tonnes de graisses issues de la restauration obstruent les canalisations, polluent l’eau et surtout, mettent en danger le personnel des stations d’épuration.
« Le déversement des huiles usagées est une source de pollution inquiétante. En effet, déverser les huiles et déchets graisseux dans les canalisations implique l’obstruction de celles-ci. En se figeant les graisses compromettent
l’écoulement des eaux dans les canalisations et par voie de conséquence le bon fonctionnement des stations d’épuration. Non seulement l’impact négatif sur la faune et la flore est irréversible, mais la santé du personnel travaillant dans ces stations d’épuration peut être compromise. En effet, la décomposition des graisses caractérisée par la fermentation des acides gras génère un gaz très toxique appelé le sulfure d’hydrogène H2S.
Le bac séparateur de graisse que j’ai conçu est doté d’une vanne de vidange de graisse qui facilite l’extraction des graisses et donc incite à réaliser les vidanges de graisses, leur collecte afin qu’elles soient valorisées. Ces déchets
graisseux servent à la fabrication de biodiesel (carburant), de cosmétique et de savon.
»

Booster la croissance des entreprises de l’économie sociale et solidaire de l’Ouest Occitanie avec le dispositif Alter’Venture

Un accélérateur pas comme les autres qui mise sur une « croissance maîtrisée »

Lancé en avril 2019 sur le territoire Occitanie Pyrénées, Alter’Venture est le premier accélérateur régional destiné aux sociétés coopératives et aux entreprises de l’ESS. Il a pour but de préparer, dans les meilleures conditions, la croissance d’une entreprise ; seulement, à la différence des accélérateurs classiques, il a une vocation « d’intérêt général ». Les entreprises accompagnées ont un impact positif sur leur territoire, c’est leur raison d’être, leur finalité. L’accélérateur vise avant tout la croissance de cet impact. Le développement économique, mesuré avec des outils conventionnelscomme le chiffre d’affaires, est un moyen au service de cette finalité. C’est également pour cette raison que tout est fait pour sécuriser au maximum les trajectoires de croissance des entreprises.

Forte de son expérience d’accompagnement, l’Union Régionale des Scop Occitanie Pyrénées met en œuvre, sur son territoire, Alter’Venture, entourée et soutenue financièrement par la Région OCCITANIE / Pyrénées-Méditerranée, la Banque des Territoires, la Caisse d’Épargne Languedoc-Roussillon et la Confédération Générale des Scop. « Dans l’ESS, le modèle est différent avec des problématiques spécifiques ; nous apportons ainsi notre expertise et notre ingénierie sur ce dispositif innovant » garantit Cyrille ROCHER, directeur de l’Union Régionale.

Une pédagogie plurielle fondée sur l’expertise et l’expérience

Le programme a été calibré sur une durée relativement courte (8 mois), découpé en trois séquences : diagnostic, stratégie et financement, et mobilise les chefs d’entreprise uniquement sur 10 jours de travail en présentiel. L’ingénierie du programme, quant à elle, a été pensée pour combiner accompagnement d’expertise et travail entre pairs ; elle conjugue : des ateliers et des journées collectives – une plateforme d’expertise – le parrainage par un mentor expérimenté – la mission d’un consultant sur un domaine choisi – des préparations au pitch – des rendez-vous réguliers avec un accompagnateur dédié.

Ces séquences ont pour but d’être les plus opérationnelles possibles, afin d’optimiser le temps consacré par les équipes dirigeantes.

Déjà deux promotions et bientôt une troisième

Près de deux ans après le lancement de ce dispositif, Alter’Venture et ses partenaires ont déjà permis à 4 entreprises de se développer et les 7 structures de la seconde promotion arrivent en fin de parcours. Parmi elles, les enjeux sont de taille: structuration et financement de la croissance, nouvelle organisation, validation d’un choix stratégique, développement territorial ou encore repositionnement… Le lancement de la 3ème promotion est prévu pour l’été 2021.

L’URSCOP Occitanie Pyrénées à l’heure du bilan 2020

Sur l’année écoulée, 21 nouvelles entreprises coopératives ont adhéré à l’Union Régionale, représentant 76 emplois sur le territoire d’Occitanie Pyrénées.

393 entreprises coopératives en région Occitanie Pyrénées

En 2020, 21 entreprises coopératives (dont 57% en SCOP, soit 12) ont adhéré à l’Union Régionale, portant le nombre total à 393 entreprises sur le territoire Occitanie Pyrénées, pour un chiffre d’affaires consolidé de
641 millions d’euros. 
Ainsi, 76 emplois ont pu être créés ou sauvegardés, ce qui porte à 5 502 le nombre total de salariés.

Un dynamisme remarqué dans le département de l’Ariège

Un quart des nouvelles coopératives est installé en Ariège, ce qui place le département en première position en termes d’emplois, puisqu’à lui seul il représente 50% des emplois créés ou maintenus contre 20% pour la Haute-Garonne.

Les Services, secteur d’activité prédominant

L’Union Régionale des Scop Occitanie Pyrénées compte parmi ses dernières adhésions, des entreprises de secteurs variés comme l’énergie-environnement, ou encore les transports. Mais c’est en premier lieu le secteur des services qui est en tête des domaines les plus porteurs de l’année écoulée avec 70% des emplois créés ou maintenus, soit 53. Le second secteur sortant du lot est celui des commerces avec 25%.

Des transmissions d’entreprise génératrices d’emplois

Parmi les nouvelles entreprises adhérentes, trois d’entre elles sont issues d’une transmission d’entreprise en coopérative et représentent 21% des emplois créés ou sauvegardés. Elles ont bénéficié, tout au long du processus de transmission, d’un accompagnement de l’Union Régionale, expert coopératif.

● BIOCCOP DE CONDOM – SCOP ARC EN CIEL (Gers) est un commerce de détail alimentaire Bio et d’Éco-produits ouvert depuis 2001. Jusqu’alors gérée par 3 associées, à leur départ en retraite, elles ont cédé leur entreprise à deux salariés de la Biocoop : Amandine Courdier et Rémi Casana. Ces deux nouveaux co-gérants ont opté pour le statut SCOP, un modèle en adéquation avec leur vision entrepreneuriale qui prône l’échange et la coopération. Particularité de cette coopérative qui emploie 5 salariés dont 2 associés : elle est axée sur le développement du tissu local ainsi que sur la nouvelle consommation.

● CEERCE (Haute-Garonne) est un bureau d’études fluides, thermique et environnemental, avec des ressources humaines propres, au service des maîtres d’ouvrage, des maîtres d’œuvre, des entreprises et des collectivités. Ce dernier est bien connu du territoire, et pour cause : il est implanté à Toulouse depuis l’an 2000 et réalise près de 560 000 euros de chiffre d’affaires annuel. À l’approche de leur départ à la retraite, les co-gérants
Jean-Marc Birat et Philippe Joulia ont commencé à réfléchir sur la vie future de leur entreprise et à sa transmission. L’enjeu est de taille : maintenir une
continuité pour les clients et les salariés. Ils ont choisi une transmission via le statut SCOP (Société Coopérative et Participative) pour assurer la pérennité et la stabilité dans les meilleures conditions possibles. Et c’est Thibaut Fargette, épaulé par Philippe Joulia, qui sont aujourd’hui aux commandes de cette société indépendante. Une nouvelle vie très appréciée par l’équipe, qui compte 7 salariés- associés ; un collectif impliqué et déterminé à poursuivre le développement.

Fibre optique : pose du dernier NRO dans le Tarn-et-Garonne à Saint-Antonin-Noble-Val

Le 27ème et dernier ​NRO du Tarn-et-Garonne a été posé ce matin, jeudi 4 février, par les équipes d’Octogone Fibre à Saint-Antonin-Noble-Val, où il permettra à terme de raccorder 2200 prises foyers, entreprises ou bâtiments publics à la fibre optique d’ici juin 2022, pour les communes de Cazals, Espinas, Feneyrols, Montrosier et Saint-Antonin-Noble-Val.

« Ce NRO vient finaliser le maillage du déploiement dans le Tarn-et-Garonne. Il s’agit d’un local technique recevant les câbles de fibre optique qui permettent de relier le réseau national optique et le réseau local, qui converge vers les abonnés. Au total, ce sont 27 équipements qui ont déployés pour permettre à tous les Tarn-et-Garonnais d’avoir accès au très haut débit d’ici 2022. » explique Laurent Averseng, DG d’Octogone Fibre.

Des rencontres d’informations sur la commercialisation permettront prochainement aux habitants de se renseigner sur toutes les modalités du raccordement à la fibre :

Il est possible dès à présent de tester son éligibilité à la fibre sur le site www.octogone-fibre.fr/ et découvrir la liste des opérateurs disponibles

Le plus grand chantier du Tarn-et-Garonne : 102 000 prises livrées et 100 % du département fibré d’ici 2022 

Les premières prises sont déjà commercialisées à destination des particuliers, établissements publics et entreprises depuis l’été 2020. 

Ce mois-ci, on dénombre 1415 nouvelles prises disponibles réparties dans les communes suivantes :

  • Moissac : 450 prises
  • Valence d’Agen : 260 prises
  • Castelsarrasin : 225 prises
  • Monbéqui : 100 prises
  • Montech : 200 prises
  • La Ville Dieu du Temple : 70 prises
  • Labastide Saint Pierre : 110 prises

L’ensemble des prises du département seront livrées par tranche annuelle successive d’ici 2022 dans les 191 communes hors zone AMII(1).  

Les usagers auront le choix pour leurs offres Très Haut Débit entre différents opérateurs présents dès l’ouverture commerciale qui leurs seront présentés lors de réunions publiques organisées par Tarn-et-Garonne Numérique et Octogone Fibre.(1) Hors 8 communes du Grand Montauban (zone AMII – Appel à Manifestation d’Intention d’Investissement – 8 communes où le déploiement est assuré par les opérateurs privés).

Les métiers de la fibre recrutent 47 personnes d’ici fin 2022 dans le Tarn-et-Garonne

Les équipes d’Octogone Fibre et ses sous-traitants déploient le réseau fibre sur l’ensemble du Tarn-et- Garonne. Ce chantier en cours, le plus important du département, nécessite du personnel aux profils variés, notamment des installateurs et des techniciens qualifiés.
Des postes pérennes et non-délocalisables, qui peuvent correspondre à des femmes et des hommes éloignés de l’emploi, pouvant bénéficier du dispositif insertion, ou en reconversion professionnelle.

Afin de faciliter la mise en relation entre les demandeurs d’emploi et les entreprises qui recrutent ou organismes de formation, merci d’envoyer un mail à contact@octogone-fibre.fr ou contacter le 05 32 64 00 61.

La formation, l’insertion et l’emploi local au cœur du déploiement FTTH

Ce programme d’envergure mobilise de nombreuses ressources notamment dans la phase de construction où un volume d’heures de travail correspondant à près de 170 emplois sera engagé localement au plus fort des travaux.
Afin que les Tarn-et-Garonnais bénéficient de l’appel d’air du secteur des réseaux télécoms, qui recrute aujourd’hui à travers des profils de métiers variés et durables, Tarn-et-Garonne Numérique a souhaité intégrer au contrat des clauses en matière d’insertion et de formation pour les publics locaux. Ainsi, au moins 75 000 heures seront effectuées par des publics en formation ou en insertion durant les 4 années de construction du réseau, puis 125 000 heures sur des tâches de maintenance et d’exploitation jusqu’à la fin de la délégation de service public.

« Le déploiement de la fibre optique est un véritable défi à relever à plus d’un titre. En effet, au-delà de l’aspect technique, l’arrivée de cette nouvelle technologie représente un défi social, comme celui que l’on a connu avec l’arrivée du téléphone ou du réseau électrique. La construction, puis l’entretien d’un programme de cette ampleur requiert une présence locale et un bon nombre de personnel. La plupart de nos sous-traitants recrutent mais se heurtent souvent au manque de compétences des candidats. Car dans le cadre de notre contrat de délégation de service public, nous devons allouer, d’ici fin 2022, 75 000 heures, soit l’équivalent de 47 postes à temps plein, à des personnes en insertion, c’est-à-dire des personnes aujourd’hui éloignées de l’emploi, qui pourront bénéficier pour y arriver d’heures de formation, avec des programmes adaptés. Ces emplois, comme souvent ces formations, sont basés sur le territoire Tarn- et-Garonnais, et sont ouverts à des catégories de profils allant des installateurs monteurs-câbleurs aux techniciens qualifiés. Ces métiers s’adressent bien entendu aux femmes. J’espère que les candidat.e.s seront nombreux.ses au rendez-vous, car cela représente une réelle chance, ou une seconde chance, pour ces personnes, selon leur parcours, pour participer avec nous au plus grand chantier de ce premier quart de XXIème siècle. »

Laurent AVERSENG, Directeur Général d’Octogone Fibre.

« Dès que la situation sanitaire le permettra, nous envisageons d’organiser une rencontre de l’ensemble des acteurs de la filière fibre, afin que chacun puisse se connaître et faire part de ses besoins : les constructeurs, les formateurs et les prescripteurs qui accompagnent les demandeurs d’emploi. Notre volonté au sein de Tarn-et-Garonne Numérique est que le déploiement de la fibre permette à des personnes éloignées de l’emploi de retrouver une activité stable et pérenne sur le département, avec un véritable potentiel de carrière, et ainsi, que les constructeurs ne fassent pas appel par défaut à des travailleurs détachés. En effet, nous sommes sur le front de l’emploi, et depuis la crise Covid, force est de constater que le nombre de bénéficiaires du RSA a augmenté dans notre département. C’est pourquoi, il est important que la puissance publique puisse accompagner ces personnes en insertion et les aide à mettre le pied à l’étrier. Nous avons tous à y gagner ! »

Pierre COYAUD, Directeur de Tarn-et-Garonne Numérique.

« L’insertion par l’activité économique (IAE) est un accompagnement dans l’emploi proposé à des personnes très éloignées de l’emploi afin de faciliter leur insertion sociale et professionnelle. L’IAE s’adresse aux personnes particulièrement éloignées de l’emploi, notamment :

  • les chômeurs de longue durée,
  • les personnes bénéficiaires des minimas sociaux (RSA…),
  • les jeunes de moins de 26 ans en grande difficulté,
  • les travailleurs reconnus handicapés.

Pour le département du Tarn-et-Garonne, nous avons déjà finalisé l’embauche de 14 personnes à temps complet au sein de deux de nos entreprises sous-traitantes à savoir Spie et Circet, dont les profils correspondent aux critères d’éligibilité au dispositif. Des techniciens mais pas seulement, il y a aussi des contrats de professionnalisation en tant que conducteur de travaux et un géomaticien qui travaillera en bureau d’études. Au total, nous avons 75 000 heures réservées aux travailleurs en IAE à pourvoir d’ici fin 2022, ce qui représente en tout 47 salariés, soit une vingtaine de postes chaque année. Nous recherchons donc des femmes et des hommes qui souhaitent transformer au quotidien un défi technologique en une aventure humaine. »

Sabine GERMAIN, Assistante de Direction d’Altitude Infrastructure Construction en charge de l’insertion.

« L’Afpa possède, entre autres, 3 centres de formation dédiés aux réseaux de télécommunications en Occitanie. Sur le Tarn-et-Garonne, nous disposons à Montauban d’un plateau de formation à la fibre optique de 1 000 m2 à l’extérieur et près de 500 m2 à l’intérieur, recréant les conditions de travail réelles, avec des poteaux, des câblages aériens et souterrains, des chambres de raccordement client, de la soudure fibre, etc. Cette infrastructure nous permet d’accueillir jusqu’à 32 candidats simultanément (en double session).

Nous proposons des formations, sur-mesure, de courte ou longue durée, allant des postes d’installateurs fibre (et cuivre si besoin) aux techniciens qualifiés – voire même au-delà avec des diplômes d’État homologués niveau 5 (titre professionnel Installeur Réseau Télécommunications). L’objectif de nos formations est de répondre précisément aux besoins de compétences des entreprises que nous accompagnons dans leurs recrutements en appui avec Pôle Emploi pour l’identification des profils.Une fois le sourcing (ou repérage) des candidats effectué, nous les aidons à établir l’ingénierie financière pour la prise en charge des formations en lien avec l’ensemble de nos partenaires financeurs. En fin de processus, dès que le candidat est formé, nous veillons avec l’entreprise que celui-ci présente aussi les qualités de savoir-être, nécessaires dans le milieu de l’entreprise, jusqu’à son embauche. Les aspects comportementaux faisant partie intégrale des observations en cours de formation au même titre que l’acquisition des connaissances techniques.En 2020, en dépit de la crise sanitaire, une centaine de personnes aura été formée et recrutée aux différents métiers de la fibre par les entreprises du secteur en Occitanie grâce à nos services. »

Serge DOMENECH, responsable AFPA, secteurs BTP ENERGIES et Fibre Optique OCCITANIE.

« En tant que constructeur du réseau fibre, nous avons de gros besoins en matière de main d’œuvre qualifiée, or l’on ne trouve pas ces compétences sur le marché du travail. Permettre à des personnes en insertion d’acquérir ce savoir-faire afin de pouvoir rejoindre nos rangs est un engagement fort de la part de SADE TELECOM. C’est pourquoi, nous nous investissons auprès de Pôle Emploi lors de sessions d’informations qui réunissent – hors crise sanitaire – une trentaine de personnes, pour leur parler des métiers de la fibre. Celles et ceux qui le souhaitent peuvent ensuite venir une semaine en immersion avec nos équipes – comme technicien raccordement fibre optique, raccordement, tirage et fiabilisation d’infrastructures existantes. Cela leur permet de voir les conditions de travail in situ, et pour nous, d’observer leur comportement, leur motivation et leur curiosité. Elles bénéficient ensuite de 350/400 heures de formation en habilitation électrique et obtiennent même à l’issue un CACES nacelle pour travaux en hauteur sur lignes télécom aériennes. Nous avons déjà intégré par ce biais dans notre équipe 3 personnes en insertion, un chômeur de longue durée de plus de 50 ans, un jeune de moins de 26 ans et une personne en reconversion professionnelle qui montent d’ores et déjà en compétences et correspondent à nos attentes grâce à une sélection pertinente de Pôle Emploi et de notre service RH. Et nous recherchons encore 3 personnes d’ici 2022 qui souhaitent s’investir dans une entreprise qui met en avant ses équipes et valorise la promotion interne. Nous avons autre chose à apporter que de simplement répondre à une clause contractuelle, des valeurs humaines et professionnelles. »

Youssef DJILALI, Chef De Projet FTTX – RIP au sein de l’entreprise Sade Télécom.

Alter’Incub Occitanie lance son appel à projets régional 2021

Les deux incubateurs d’innovation sociale présents sur la Région Occitanie, Catalis (basé à Toulouse) et Alter’Incub (basé à Montpellier), lancent pour la première fois, un appel à projets régional commun. Tous deux accompagnent la création d’entreprises dédiées à l’intérêt collectif, pleinement ancrées dans le champ économique et créatrices d’emplois.
Ce sont plus de 350 projets qui ont été accompagnés en Occitanie par le réseau Alter’Incub et qui répondent à de nouveaux besoins liés à l’évolution de notre société dans des secteurs très divers : environnement,
accès à l’emploi, lutte contre la précarité et l’exclusion sociale, santé, mobilité…

Portés par les Unions Régionales des Scop et Scic Occitanie pôles Méditerranée et Pyrénées, Alter’Incub Occitanie (identifié Catalis sur le territoire Ouest de la région) couvre tous les départements de la région. Ces
deux incubateurs, inscrits dans l’économie sociale et solidaire, défendent l’idée que l’innovation sociale est un levier de développement économique, au même titre que l’innovation technologique.

POUR QUI ?
Cet appel à candidatures s’adresse aux porteurs de projet ayant une idée ou un projet répondant à une
problématique de société, et qui souhaitent mettre en œuvre une solution innovante en Occitanie.
Secteurs d’activité concernés : éducation, culture, habitat, lien social, handicap, numérique, petite enfance,
énergies, mobilité, alimentation, santé, insertion, tech for good …
CRITÈRES D’ÉLIGIBILITÉ
Le projet doit se démarquer par sa finalité sociale, sociétale et environnementale, reposant sur un modèle
économique pérenne et une gouvernance collective et démocratique.
ACCOMPAGNEMENT
Un parcours complet de formation pour maîtriser les outils clés de la création d’entreprise sociale grâce à
l’intervention d’experts sur les différentes parties du business plan. Et un accompagnement personnalisé
pour construire un modèle économique viable.
CALENDRIER
 Lancement de l’appel à projets : 07 décembre 2020
 Date limite de dépôt des candidatures : 15 février 2021 à minuit

Remise des prix du Concours « Trucs et Astuces d’Eleveurs 2020 »

La Chambre d’agriculture du Tarn devait organiser 1 journée Innov’Action ce jeudi 12 novembre chez Sylvie Delpoux et Pascal Rouquier à Saint-Cirgue, et réaliser la remise des prix du Concours « Trucs et astuces
d’Eleveurs 2020 », en partenariat avec la MSA, la Maison de l’Elevage et le Service de remplacement. Ce concours a eu pour but de valoriser les éleveurs ayant mis en place un dispositif permettant de simplifier,
faciliter ou améliorer le travail. Or, du fait du re-confinement, l’événement n’a pas pu se dérouler en présentiel. Cette remise des prix a quand même eu lieu mais sous un format différent. Les gagnants se sont vu recevoir leur prix individuellement et cela a été un moment émouvant pour eux, mettant en avant leur travail et leur ingéniosité.

Ce concours a été la volonté de plusieurs professionnels agricoles dont les membres de la commission entreprise de la Chambre d’agriculture. C’est ce que nous témoigne Cédric VAUTE, Président du Jury :
« Lors des dernières élections Chambre, nous avons fait de notre priorité la vulgarisation agricole. Le concours « Trucs et astuces d’éleveurs » s’insère pleinement dans ce projet. Les partenaires ont permis de faire de ce concours un succès avec 34 inventions répertoriées. Les dispositifs créatifs recensés ont tous été réalisés par des éleveurs eux-mêmes pour améliorer leur quotidien. De ce fait, la qualité de ces trucs ou astuces est testée
au quotidien sur le terrain. Ils peuvent permettre d’économiser du temps, de l’argent ou de votre personne.
Pour finir ces trucs et astuces deviendront sans aucun doute les trucs et astuces de grand-mère ou de grand-père des nouvelles générations d’éleveurs.
»

Le but de ce concours a été de valoriser les éleveurs ayant mis en place une astuce sur leur exploitation et de partager leurs solutions de travail. Ainsi 24 exploitants ont candidaté et présenté 34 astuces.
La sélection des astuces s’est faite sur l’amélioration des conditions de travail et la conformité avec la réglementation en cours en termes de sécurité (pour un équipement ou un aménagement). Elles ont été
jugées sur plusieurs critères dont :

  • Amélioration du travail qualitativement et/ou quantitativement
  • Facilité de réalisation
  • Diminution de la pénibilité
  • Amélioration de la sécurité et du confort au travail
  • Coût peu élevé
  • Innovation.

    Nous remercions tout d’abord les différents candidats pour leur participation à ce concours avec la volonté de partager leurs idées avec d’autres éleveurs afin d’améliorer le travail.
    Nous félicitons les candidats dont leur astuce a été sélectionnée dans les 10 premières et bien sûr les 4 premiers candidats qui sont :
  • 1er prix pour Sylvie Delpoux et Pascal Rouquier – éleveurs de bovins viande à Saint-Cirgue – récompensés pour leur parc de contention à parois réglables aménagé dans une ancienne salle de traite
  • 2° prix pour Bruno Gaujarengues, éleveur de bovins viande à Moularès – dont l’astuce est un système de déclavetage automatique des cornadies.
  • 3° prix exæquo pour Benoît Redoules, éleveur d’ovins lait à Vénès – récompensé pour sa planche pour identifier les agneaux
    pour Grégory Angles, éleveur d’ovins viande au Dourn – dont l’astuce est une servante d’agnelages.

1000 repas mensuels offerts aux plus démunis : Harmonie Mutuelle soutient l’association Wanted Community Bordeaux

Au titre de ses valeurs de solidarité, Harmonie Mutuelle s’engage auprès des acteurs locaux qui mènent des actions au plus proche des territoires, pour une société plus à l’écoute et plus humaine.

Philosophie partagée par Wanted Community, association née à Bordeaux qui rayonne en France et qui fédère aujourd’hui 166 000 Bordelais dans un groupe d’entraide sur Facebook. Forte de cette communauté très active, l’association a ouvert, il y a 1 an, un lieu où peuvent se réaliser les actions de solidarité, le Wanted Café, situé 2 Rue des Douves à Bordeaux.

Ainsi, si le Wanted Café a dû fermer ses portes le 30 octobre dernier, les
fondateurs ont souhaité que les cuisines restent actives afin de préparer,
avec des membres de la communauté Wanted Bordeaux, des plats à
distribuer à ceux qui en ont besoin (personnes en situation de grande
précarité, isolées ou à la rue) par des associations, maraudes, etc., grâce au
partenariat initié avec Harmonie Mutuelle.

« On est évidemment obligé de fermer pendant les semaines qui viennent
mais la solidarité ne sera pas confinée 5 jours par semaine on va préparer
50 repas chauds qui seront distribués aux personnes dans la rue par des
associations.
Merci aux assos qui vont assurer les distributions : Les gratuits, Graines de solidarité Bordeaux,
Imagine Demain, Les Robins de la Rue et Les Maraudeurs du Cœur
Merci Harmonie Mutuelle de nous accompagner dans nos actions et de rendre ça possible
Et surtout merci à vous cher.e.s Wantedien.ne.s Vous êtes toujours plus nombreu.ses.x à participer à nos actions, vous êtes incroyables ! »

Wanted Community Bordeaux : agir localement pour construire une société plus inclusive et durable avec Harmonie Mutuelle
Au départ du projet Wanted Community, sont créés des espaces digitaux (essentiellement des groupes Facebook d’entraide) pour encourager l’émergence d’initiatives citoyennes solidaires dédiées à la cohésion et résilience sociales.
Le Wanted Café Bordeaux est né quelques temps plus tard. Il s’agit d’un espace de restauration d’un genre nouveau, alliant activité économique et utilité sociale. Ce mélange est rendu possible grâce à l’appui d’une communauté de 166 000 membres à Bordeaux, et par des dispositifs inédits permettant un impact solidaire direct : 2% du chiffre d’affaires sont reversés à des initiatives solidaires locales, financent des plats et cafés suspendus, tablées et cartes de fidélité solidaires, etc.

« Dans notre volonté d’augmenter l’impact de nos actions solidaires locales et concrètes ayant lieu au Wanted Café de Bordeaux, nous souhaitions nous rapprocher d’un partenaire épousant les valeurs de solidarité et d’entraide. Harmonie Mutuelle nous permet de doubler, a minima, et impact en finançant une partie du coût des actions. » expliquent Jérémie Ballarin, Luc
Jaubert et Christian Delachet, les 3 co-fondateurs de Wanted Community Bordeaux

Concrètement, Harmonie Mutuelle permet de financer, jusqu’au 31 décembre 2020, la préparation d’au minimum 50 plats par jour à destination des personnes vulnérables, 5 jours par semaine, soit 250 par semaine, et 1000 par mois de confinement, grâce à l’équipe de
bénévoles mobilisée.

Ce partenariat financier permet donc :
o D’acheter les matières premières,
o D’honorer les charges de fonctionnement du Wanted Café pendant cette période, indispensable à l’utilisation de la cuisine.

« Chez Harmonie Mutuelle, nous œuvrons dans l’intérêt général et avons à cœur de mettre notre influence au service de projets sociétalement utiles comme Wanted Community dont nous partageons les valeurs. Avant le confinement, nous avons pu ainsi financer la préparation de 3 tablées solidaires au mois d’octobre, permettant d’offrir à chaque fois 50 repas aux plus démunis, et nous avons aussi pu contribuer au financement d’associations locales comme Cycles Verts, qui collecte des protections intimes réutilisables pour les distribuer aux femmes en situation précaires, ou encore Nouveaux Cycles qui s’évertue à déconstruire les idées reçues
autour de la sexualité féminine.
» se réjouit Isabelle LHOMME, Responsable Communication Marketing et Prévention Harmonie Mutuelle Région Sud-Ouest

Retour sur les journées Innov’Action 2020 organisées par les Chambres d’agriculture d’Occitanie : 300 participants ont visité 8 fermes innovantes

En dépit du contexte de crise sanitaire, 8 journées Innov’Action ont
pu être organisées par les Chambres d’agriculture de la région
Occitanie avant le reconfinement de fin octobre. Parmi ces journées,
3 d’entre elles ont mis en avant le nouveau concept des
Ambassadeurs Innov’Action lancé cette année.

Avec plus de 300 visiteurs, dont une majorité d’agriculteurs, cette
7ème édition a encore suscité une belle mobilisation dans le respect
des mesures barrières.
Ces rendez-vous ont permis aux agriculteurs de prendre la parole
pour présenter leurs pratiques innovantes à d’autres agriculteurs,
aux professionnels du secteur mais aussi aux décideurs locaux. En
témoignant directement sur leur exploitation, ils favorisent le
partage de bonnes pratiques et de connaissances. Car plus que
jamais, les agriculteurs ont besoin d’innovation pour s’adapter à un tel contexte de crise mondiale. Et ils ont su une fois encore témoigner de cette capacité à s’adapter et à continuer à innover au sein de leurs
exploitations.

Ces innovations contribuent à améliorer la triple performance économique, sociale et environnementale des entreprises agricoles. À titre d’exemple, les témoignages ont porté sur : repenser l’organisation du travail, réduire l’usage des produits phytosanitaires, développer l’agroforesterie, renforcer le lien entre biodiversité et agriculture, optimiser l’eau d’irrigation, développer le numérique dans les exploitations agricoles …

INNOV’ACTION 2020 : essaimer les solutions innovantes chez des agriculteurs
L’agriculture et l’agroalimentaire, piliers économiques, devant
l’aéronautique et le tourisme, en Occitanie, prennent toute leur
importance pour répondre à l’enjeu de souveraineté alimentaire des
territoires, qui se révèle décisif dans la situation de crise sanitaire
actuelle. Dans ce contexte inédit, l’innovation est plus que jamais au
cœur de nos métiers pour assurer la continuité des productions
agricoles, mais également pour poursuivre les transitions engagées.
Grâce aux innovations mises en place, les agriculteurs s’adaptent
quotidiennement pour préserver l’environnement, améliorer leurs
conditions de travail et leur compétitivité. Ils tentent ainsi de
répondre aux grands défis auxquels ils sont confrontés : le
changement climatique, la préservation de l’environnement, la
croissance de la demande alimentaire, et la concurrence des
marchés européens et internationaux.

« L’innovation doit permettre au monde agricole de s’adapter à des contextes toujours plus fluctuants et de répondre aux attentes de nos concitoyens : une alimentation saine et de qualité, mais aussi un
espace rural accueillant et des ressources préservées. C’est dans cet objectif que les Chambres d’agriculture de la région Occitanie vous ont invité une fois de plus à venir découvrir les techniques et pratiques développées et mises en œuvre par des agriculteurs « pionniers », sur leurs fermes. En
améliorant les performances – économique, sociale, environnementale – de leurs exploitations agricoles, ils offrent des solutions afin que le monde agricole réponde aux grands défis auxquels il est confronté.
»
Denis Carretier, Président de la Chambre régionale d’agriculture d’Occitanie

L’usage des produits de protection des cultures par les agriculteurs est légale, raisonnée et nécessaire !

Jeudi 5 novembre dernier, l’agence ATMO Occitanie, par la voix de sa Vice-Présidente Régine Lange, a publié les résultats régionaux de la campagne nationale exploratoire de surveillance des produits phytosanitaires dans l’air, pilotée par l’ANSES*.
Sans replacer ces résultats dans leur contexte – campagne exploratoire – et sans rappeler que les agriculteurs appliquent les produits de protection des plantes, en agriculture conventionnelle et biologique, en toute légalité et souvent en deçà des seuils autorisés, leur reprise médiatique ne pouvait
qu’une fois encore jeter le discrédit sur notre profession.


La Chambre régionale d’agriculture dénonce cette mise en scène et les raccourcis faits en guise de conclusions de cette étude alors même, qu’en tant que membre du Conseil d’Administration d’ATMO,
nous avions demandé que soient mis en avant des éléments explicatifs (pression sanitaire exceptionnelle en 2018 lié aux mauvaises conditions météorologiques tout comme les nombreuses actions entreprises
par la Profession agricole en faveur d’un moindre recours aux produits phytosanitaires). En effet, nous pouvons prouver notre engagement concret dans cette démarche comme en témoignaient encore récemment certaines de nos journées Innov’Action qui mettent en avant les pratiques innovantes dans les exploitations, avec la volonté de communiquer largement sur leurs bons résultats afin de les dupliquer, ou encore le fait que l’Occitanie soit la région française qui totalise le plus d’exploitations agricoles
certifiées Agriculture Biologique.

Alors, face à un déferlement médiatique préjudiciable à notre Profession, nous souhaitons apporter quelques éléments de réponse :

  1. Les agriculteurs utilisent les produits phytosanitaires en respectant une réglementation qui s’enrichit d’année en année, au regard des études et expérimentations abouties, dans l’objectif de protéger les utilisateurs en premier lieu, ainsi que les milieux naturels : zones de non-traitement, interdiction de traitement en cas de vent > 3 Beaufort, retrait des matières actives les plus impactantes. Plus récemment, la protection des riverains de parcelles agricoles a été mise en place avec des distances de
    sécurité, éloignant les zones traitées des limites de propriété et avec les chartes d’engagements des utilisateurs de produits phytopharmaceutiques. Ces chartes, validées par les Préfets, sont aujourd’hui en vigueur dans tous les départements de la région Occitanie.
  2. Cette campagne de mesures nationales coordonnée par l’ANSES est exploratoire. Cela veut donc dire qu’il est prématuré et dangereux de tirer aujourd’hui des conclusions sur le lien entre présence et
    danger. Nous pourrions mettre en avant le fait que les produits sont retrouvés à des quantités infinitésimales (quelques nanogrammes par m3 d’air) quand le dioxyde d’azote (polluant généré par le
    trafic routier) ou les particules fines sont retrouvées à hauteur de plusieurs dizaines de microgrammes par m3 d’air, soit des concentrations mille fois plus élevées. Or, nous ne sommes pas médecins et ne rentrerons pas dans ce débat : laissons la science nous démontrer s’il est plus dangereux pour la santé de vivre en milieu rural ou urbain ! Nous ne remettons pas en cause la dangerosité potentielle des
    produits phytosanitaires, en premier lieu pour les applicateurs. Mais ces travaux doivent nous permettre collectivement d’améliorer les connaissances pour aider les parties prenantes à comprendre
    les phénomènes en jeu. Ce n’est qu’à condition d’approfondir les connaissances et sans viser la création de nouvelles réglementations que la Profession agricole s’associera à de futurs travaux.

3. L’analyse de ces données* montre l’incidence majeure des conditions météorologiques dans le recours aux produits phytopharmaceutiques par les agriculteurs :
• Cela était bien illustré par la différence des mesures observées sur le site viticole de l’Aude entre les campagnes 2018 et 2019 concernant les fongicides :
o Printemps/Eté 2018 très pluvieux (en fréquence notamment) sur le Bassin Languedoc -> Pression mildiou exceptionnellement élevée et continue (attestée par les différents Bulletin de Santé du Végétal émis sur la période) -> un besoin de recourir à l’utilisation des produits de protection des plantes de façon plus importante pour les viticulteurs afin de
sauver leur récolte.
o Printemps/Eté 2019 avec une pluviométrie plus conforme « aux normales » -> Pression mildiou peu élevée -> Faible recours aux produits phytopharmaceutiques par les viticulteurs.
• L’intensité du recours aux herbicides est également liée aux conditions météo : l’hiver doux et humide de fin 2019 a favorisé la pousse des adventices au printemps et a augmenté le nombre de passages de traitement.
• Face à cela, la surveillance sanitaire des cultures et la prévision des risques épidémiologiques par filière et territoire, intégrant les prévisions climatiques, sont indispensables pour aider les agriculteurs à prendre leur décision d’intervention et ne traiter qu’à la condition d’un risque élevé.

  1. Les résultats de cette première campagne de mesure des résidus de produits phytopharmaceutiques dans l’air doit nous encourager à améliorer les connaissances pour mieux comprendre les
    mécanismes en jeu. Toutefois, ils ne doivent pas masquer les évolutions de pratiques en faveur de la protection intégrée des cultures déjà engagées par la Profession Agricole, parmi lesquelles :
    • Un nombre croissant d’exploitations agricoles certifiées Haute Valeur Environnementale en Occitanie et un engagement fort, notamment de la Profession viticole dans cette voie (plus de 90% des caves viticoles de la région engagées dans la démarche de certification). Cette certification
    comprend un engagement important des producteurs en matière de réduction d’usage des produits phytopharmaceutiques.
    • Près de 1000 exploitations agricoles engagées dans une démarche de réduction d’utilisation de produits phytopharmaceutiques en Occitanie au travers des dispositifs DEPHY, Groupes 30.000 du plan Ecophyto, ainsi que des GIEE. Majoritairement accompagnés par les Chambres
    d’agriculture, ces producteurs ont réduit de 15 à 30 % le recours aux produits phytopharmaceutiques.
    • Le matériel de pulvérisation se modernise et les performances des équipements au regard de la réduction de la dérive s’améliorent grandement. Il faut accompagner la modernisation du parc
    matériel des agriculteurs en ce sens. Nous comptons pour cela sur les dispositifs mobilisant du FEADER pilotés par le Conseil Régional, mais aussi sur les dispositifs prévus dans le cadre du Plan de relance.

    L’agriculture et l’agro-alimentaire sont les piliers de l’économie régionale, une importance d’autant plus accrue en cette période de pandémie où de nombreuses initiatives sont mises en place sur les marchés, au sein de drive fermiers ou des plateformes en ligne qui valorisent les circuits courts. Les agriculteurs et agricultrices de la région Occitanie entendent les préoccupations de leurs concitoyens et s’engagent à leur fournir chaque jour une alimentation saine, des produits de qualité tout en leur permettant de vivre dans
    un environnement préservé.

    Denis CARRETIER
    Président de la Chambre Régionale d’agriculture d’Occitanie