La Chambre d’agriculture de l’Ariège organise 2 journées Innov’Action en 2019 qui auront lieu :
– Jeudi 3 octobre à 10h00 au GAEC de Marzinière Escalière chez Jean-Bernard et Laure Melac à Arignac,
– Mardi 26 novembre à 14h00 au GAEC de Bellevue chez la Famille Bousquet à Mirepoix.

Le concept : donner la parole aux agriculteurs pour présenter leurs pratiques innovantes autour de la triple performance économique, sociale et environnementale, à d’autres agriculteurs, directement sur leur exploitation, afin de favoriser le transfert de pratiques et de connaissances.

Les secteurs de l’agriculture et de l’agroalimentaire sont le pilier de l’économie de la nouvelle Région, devant l’aéronautique et le tourisme. Pour autant, ces secteurs font face aujourd’hui à d’importantes crises – économiques, sociales, sanitaires et environnementales. Le défi pour les agriculteurs est de concilier des entreprises agricoles compétitives et des systèmes de production à faible impact sur l’environnement et ainsi pérenniser leurs exploitations. Pour y arriver, l’innovation est primordiale.

Innov’Action : 2 fermes ariègeoises, source d’innovation

Jeudi 3 octobre à 10h00 au GAEC de Marzinière chez Jean-Bernard Escalière et Laure Melac, éleveurs sur la commune d’Arignac. Les activités se divisent en 3 pôles :
● Ovin viande (220 brebis),
● Bovin viande (130 vaches majoritairement de la race Aubrac),
● Bois de chauffage, en complément d’activité et diversification de revenu.

En 2003, Jean-Bernard ESCALIERE s’installe sur la commune d’Arignac avec 200 brebis. Il est alors seul sur l’exploitation et reprend, en 2006, une exploitation d’une 60aines de Gasconne. En 2010, son épouse Laure MELAC rejoint l’activité et le statut de l’exploitation prend alors la forme de GAEC. Les bâtiments sont construits au fur et à mesure de l’agrandissement de l’exploitation agricole. Sur le dernier bâtiment construit, Jean-Bernard a privilégié l’utilisation du bois dans la construction pour répondre aux nouveaux enjeux de l’exploitation : bienêtre, emprunte carbone, facilité de travail, optimisation de l’espace, intégration paysagère….

« En 2003, j’ai démarré seul mon activité d’éleveur. Un premier bâtiment a été réalisé répondant à mes besoins pour le cheptel de 200 brebis. En 2006, il a fallu agrandir la bergerie et l’adapter à ma nouvelle activité, car j’ai à ce moment-là acheté un troupeau de gasconne. En parallèle, j’ai continué mon atelier de bois de chauffage, et un autre bâtiment (pour l’atelier et le stockage) a dû être réalisé en 2010. En même temps nous avons converti notre exploitation en Agriculture Biologique.

En 2015, j’ai fait le choix d’équiper mes toitures de bâtiment par des panneaux photovoltaïques. Au fur et à mesure des années, j’ai constaté que l’ambiance dans les bâtiments n’était pas optimale, j’ai donc recherché des moyens d’améliorer à la fois mes conditions de travail et les conditions de vie de mes animaux. Pour mon dernier bâtiment, le choix a été fait de faire une charpente en bois et un bardage en bois.
»

Mardi 26 novembre à 14h00 au GAEC de Bellevue chez la Famille Bousquet dont l’exploitation est située sur les coteaux secs de Mirepoix, à l’Est du département de l’Ariège. Le GAEC a été créé en même temps que la reprise de l’exploitation en 1989 avec 3 membres au départ.

À l’origine tourné à 100 % sur des vaches laitières, la famille Bousquet a développé la production laitière, créé un lac d’irrigation pour le maïs ensilage et construit un bâtiment de stabulation pour 75 vaches laitières. En 1992, 20 ha de maïs semence sont mis en place.

En 2015, Brice rejoint le GAEC et prend en charge la mise en place d’un atelier bovin viande avec un objectif de 50 vaches allaitantes. En 2016, les premiers tests de paillage à base de plaquettes forestières sont installés. En 2018, Jean-Baptiste COUDERC devient membre du GAEC hors cadre familial. Le matériel utilisé est en partie en CUMA.

« Aujourd’hui les enjeux pour l’exploitation sont liés l’amélioration de la performance technique en agissant sur deux leviers : l’amélioration de notre système de production et à la baisse de charges liés aux achats extérieurs. Notre exploitation est notamment soumise à l’érosion des sols.

Nous avons donc décidé de nous impliquer particulièrement sur deux thématiques : la conservation des sols et l’utilisation du bois sur l’exploitation en remplacement de la paille, et éventuellement en amendement bois plein champ.

Depuis 2016 nous faisons des tests avec la litière bois. Nous souhaiterions améliorer aujourd’hui le bien-être animal grâce aux plaquettes forestières. À ce titre, nous avons mené une expérimentation en comparant le degré de salissure des vaches avec et sans plaquettes. »